Taxe d’Habitation au Gabon : Bilie By Nze appelle les forces-vives à s’opposer à son instauration
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LIBREVILLE, Gabon - Face à l'exigence de
paiement de la taxe d'habitation, une partie de la population gabonaise exprime
son mécontentement et sa préoccupation. Lors d'une conférence de presse tenue
aujourd'hui, Alain Claude Bilie By Nze, président du parti politique Ensemble
Pour le Gabon, a exhorté ses compatriotes gabonais à s'opposer à cette
imposition en appelant à un refus collectif de paiement. Il a également plaidé
pour la formation d'un front uni afin de contrecarrer l'instauration de cette
taxe, qu'il considère comme injuste et inappropriée.
L'ancien Premier ministre a souligné la
nécessité de rassembler les Gabonais pour mettre un terme à ce qu'il qualifie
de cycle de pression fiscale, tout en défendant les intérêts de la population.
Il a mis en avant l'existence de ressources inexploitées, notamment dans la
lutte contre la corruption et l'amélioration de la gestion des marchés publics,
qui pourraient contribuer à alléger la charge fiscale. Selon lui, la taxe
forfaitaire d'habitation, telle qu'elle est actuellement conçue, ne répond pas
aux véritables enjeux et risque d'aggraver la situation des ménages déjà
vulnérables.
« Il faut que nous nous rassemblions pour mettre
fin à ce cycle de pression fiscale et défendre les intérêts des Gabonais. Il
existe des ressources non exploitées, notamment la lutte contre la corruption
et un meilleur contrôle des marchés publics », a-t-il dit.
Bilie By Nze a également insisté sur le fait que
la taxe d'habitation devrait être établie en tenant compte de divers critères,
tels que la nature du foncier et le pouvoir d'achat des citoyens. Il a dénoncé
la dénomination de cette taxe, affirmant qu'il ne s'agit pas d'une véritable
taxe d'habitation, mais plutôt d'une imposition sur l'électricité, ce qui crée
une inégalité entre les riches, qui peuvent se permettre des équipements
coûteux, et les plus pauvres, qui peinent à payer leurs factures. En illustrant
son propos par des exemples concrets des conditions de vie des Gabonais, il a
mis en lumière les disparités flagrantes dans le montant des taxes acquittées
par des individus issus de milieux socio-économiques très différents.
« À Ozangue, on paie 1 000 francs. Je connais
des personnalités qui habitent au Carrefour Kanté. Le vice-président du
gouvernement paye 1 000 francs, pendant que sa femme de ménage, vivant à
Awendjé, sera contrainte de s’acquitter de 20 000 ou même 10 000 francs. Est-ce
logique ? », S’est-il posé la question.
L'opposant exprime de vives inquiétudes
concernant une possible hausse des prix, particulièrement dans un pays qui
reste fortement tributaire des importations. Il souligne que l'augmentation des
coûts touchera tous les biens de consommation, ce qui est d'autant plus
préoccupant pour le Gabon, dont l'économie repose largement sur des produits
importés. Cette situation soulève des interrogations sur la capacité des
Gabonais à faire face à une telle inflation, surtout dans un contexte où les
ressources locales sont déjà limitées.
« Au lieu de s'attaquer aux véritables
problèmes tels que la corruption, le chômage des jeunes ou la mauvaise gestion
financière », il pense que l'État opte pour une solution simpliste en
imposant des taxes supplémentaires sur les citoyens les plus vulnérables. Cette
stratégie, Alain Claude la perçoit comme une manière de « ponctionner »
ceux qui n'ont pas les moyens de se soustraire à ces nouvelles charges
fiscales, aggravant ainsi les inégalités sociales.
Alain Claude Bilie By Nze plaide pour une
réforme fiscale plus juste et réfléchie, soulignant que cela est crucial pour
éviter des conséquences néfastes sur la vie quotidienne des Gabonais. De
nombreux citoyens, soutenus par une forte présence sur les réseaux sociaux,
partagent cette opinion et estiment que l'État n'a pas besoin d'imposer cette
nouvelle taxe, surtout si les revenus issus des secteurs pétrolier et minier
n'étaient pas "massivement détournés". Cette situation appelle à une
réflexion collective sur la gestion des ressources et la nécessité d'un
changement de cap pour le bien-être de la population.
A propos de cet Article
Catégorie : POLITIQUE
En ligne depuis : 09/12/2025
Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME
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