Gouvernance économique : Bilie By Nze fait des révélations choc lors de sa conférence de presse
Description
LIBREVILLE, Gabon-Alain Claude Bilie By Nze a
exprimé vendredi, en conférence de presse, de vives critiques concernant la
situation alarmante de plusieurs institutions essentielles du pays, en
particulier la GOC (Gabon Oil Company). Des informations qui soulèvent des interrogations significatives
sur la gestion financière et la gouvernance économique du pays.
Une gestion opaque et
des dépenses excessives
Selon M. Bilie By Nze, la GOC aurait dépensé
près de 52 milliards de francs CFA en Responsabilité Sociétale des Entreprises
(RSE), mais ces fonds auraient été alloués à des projets sans lien direct avec
les activités principales de l'entreprise pétrolière. Ces investissements, qui
auraient dû contribuer au développement local et à la responsabilité sociale,
semblent plutôt avoir servi à financer des initiatives peu transparentes, voire
inutiles. Cette situation reflète un problème systémique de mauvaise
gouvernance et de détournement potentiel de fonds publics.
« La GOC pour la première fois de son
histoire, en 2025, va être rouge. Le solde sera négatif. 52 milliards de francs
CFA ont été exécutés au sein de la GOC pour financer la RSE. Et qui ont financé
des activités qui n'ont aucun rapport avec la GOC. On est allé construire des
villas à Oyem, Oligui-ville, des villas
à Leconi à Franceville, pendant que les populations attendent de l'État une
assistance sur la question de la vie chère », a dit l’ex Premier ministre.
Des paiements
suspects à EBOMAF
L’ancien Premier ministre a également mis en
lumière un autre point préoccupant : le paiement trimestriel de 20 millions de
dollars effectués par le GOC à EBOMAF. À ce jour, aucun contrat formel ou
justification légale n’a été présentée pour expliquer cette somme considérable
versée régulièrement à cette entreprise. Ce genre de pratique soulève des
soupçons quant à une possible corruption ou à des arrangements financiers
opaques qui pourraient fragiliser davantage l’économie nationale.
« C'est un scandale. Il faut donc que le Directeur
Général de la GOC s'explique, que le ministère du Pétrole s'explique et que le
ministère du Pétrole nous explique pourquoi 52 milliards ont été sortis au
titre de la RSE pour financer Oligui-ville. », A-t-il interpellé.
La menace d’un Plan
d'Ajustement Structurel (PAS)
Par ailleurs, lors de cette même intervention,
le président du parti politique Ensemble Pour le Gabon (EPG), a affirmé que le
pays est actuellement sur la voie d’un Plan d’Ajustement Structurel (PAS) avec
le Fonds Monétaire International (FMI). Selon lui, cette démarche serait
inévitable face aux déficits budgétaires persistants et à la crise économique
aiguë que traverse le pays. Le PAS implique généralement des mesures drastiques
telles que la réduction des dépenses publiques, l’augmentation des taxes et une
réforme profonde du secteur public.
Il insiste sur la nécessité d'un audit indépendant
et, avec l'arrivée du FMI, espère
obtenir des informations précises sur les revenus de la GOC et la gestion des
fonds de cette entreprise. Selon lui, cette situation ressemble de plus en plus
à « une caisse noire pour le sommet de l'État. »
Conséquences
économiques et perspectives
Les déclarations d’Alain Claude Bilie By Nze
mettent en lumière une crise multidimensionnelle touchant tant la gouvernance
que l’économie du Gabon. La suspicion autour des dépenses non justifiées dans
le secteur pétrolier ainsi que les paiements sans contrats clairs alimentent un
climat d’incertitude pour les investisseurs locaux et internationaux.
Le risque d’un PAS avec le FMI pourrait
entraîner des mesures impopulaires mais nécessaires pour stabiliser les
finances publiques. Cependant, cela pourrait aussi aggraver les conditions
sociales si les réformes ne sont pas accompagnées d’un programme inclusif
visant à soutenir les populations vulnérables.
In fine, les révélations faites lors de cette
conférence soulignent la nécessité urgente pour le gouvernement gabonais de
renforcer sa transparence et sa responsabilité dans la gestion des fonds
publics. Alain Claude Bilie By Nze, a appelé la société civile et les acteurs
économiques à « rester vigilants face aux risques liés à une gouvernance
défaillante ». Si ces problématiques ne sont pas rapidement adressées,
elles risquent d’aggraver la crise économique déjà palpable dans le pays,
mettant en péril l’avenir financier du Gabon.
A propos de cet Article
Catégorie : ECONOMIE
En ligne depuis : 23/01/2026
Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME
Vous aimerez aussi
Communiqué de la Setrag: Départ tardif du train voyageur n°5...
LIBREVILLE, Gabon-La Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) informe l...
Le Président Oligui Nguema reçoit une délégation de la socié...
LIBREVILLE, Gabon-Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouver...
Le Gabon, futur roi de la potasse en Afrique?
LIBREVILLE(Plusinfos)-OUI, si l’on s’en tient à Farhad Abasov. Le président de...
La Setrag met le Canton Oyan-Ebel Abanga sur des rails plus...
LIBREVILLE(Plusinfos)-Dans le cadre de son ambitieux Programme de modernisation...