COP30 : Le Gabon tire des leçons essentielles
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LIBREVILLE, Gabon- Le
Conseil national climat, en collaboration avec le Programme des Nations Unies
pour le Développement (PNUD), a tenu ce mercredi un atelier de restitution
stratégique post-COP30. Cet événement visait à analyser les résultats de la 30e
Conférence des Parties, qui s'est déroulée à Belém du 10 au 21 novembre
dernier.
Davy Onomori Mboumba, secrétaire permanent du
Conseil national climat (CNC), a souligné que la COP30 n'a pas permis d'établir
des engagements clairs et significatifs. Néanmoins, elle a favorisé le
renforcement des financements pour l'adaptation, la création du Fonds Tropical
Forest Forever Facility, doté de 5,5 milliards de dollars pour lutter contre la
déforestation, ainsi que l'établissement de groupes de travail volontaires pour
élaborer des feuilles de route non contraignantes. De plus, une initiative
internationale a été lancée pour combattre la désinformation climatique, avec
la participation de 12 pays.
Paul Georges Okinda, conseiller diplomatique au
ministère du Pétrole et du Gaz, a précisé que le Gabon, confronté à des défis
de « pauvreté énergétique », ne peut pas encore se passer des énergies
fossiles. Il a mis en avant le gaz gabonais comme une alternative viable,
notamment par la réduction du torchage et le renforcement de la souveraineté
énergétique.
La directrice exécutive des Jeunes Volontaires
pour l’Environnement (JVE), Sthella Issopo-Ngolet, a qualifié la participation
d'«mitigée», tout en saluant les progrès réalisés dans le domaine des paiements
pour services environnementaux (PSE), qui sont en cours d'opérationnalisation
au Congo et au Gabon, tandis qu'ils sont déjà en place en République
Démocratique du Congo. Edwige Eyang Effa, chercheuse au Cenarest, a souligné
que les PSE au Gabon s'articulent autour de trois axes principaux : les forêts
communautaires, la préservation des mangroves et les zones de protection de la
biodiversité. Aurélie Flore Koumba Pambo, ambassadrice de la co-facilitation du
PFBC, a insisté sur l'importance de mieux faire connaître le Bassin du Congo.
Rokya Ye-Dieng, représentante résidente du PNUD,
a plaidé pour une « cohérence entre les CDN, le cadre national de planification
intégré et les plans d’investissement budgétisés ». Olivier Delefosse,
directeur de l’AFD, a confirmé le soutien de son institution à la mise en œuvre
des PSE, en précisant que les financements seront conditionnés par la préservation
effective des forêts.
En conclusion, le secrétaire général du
ministère de l’Environnement a appelé à la mise en œuvre de la CDN 3.0 du Gabon
et à l'application de la feuille de route 2026, visant à transformer « les
engagements internationaux en projets concrets ». Il a souligné que « la
diplomatie climatique doit se traduire par des politiques mesurables »,
rejoignant ainsi l'objectif du ministère de la Planification et de la
Prospective de prendre en compte le capital naturel du Gabon dans le Produit
Intérieur Brut.
A propos de cet Article
Catégorie : ENVIRONNEMENT
En ligne depuis : 10/12/2025
Auteur : Randy K. LOUBA
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