5ème République : "La nouvelle page est une page ancienne", Bilie By Nze
Description
LIBREVILLE, Gabon-A
quelques jours de la fin de la Transition, Alain Claude Bilie By Nze,
Président du parti Ensemble Pour le Gabon, a souligné mardi, l'importance
de saisir les opportunités de « renouveau
et de réinvention », dans un contexte où, il est crucial d'initier un
nouveau chapitre qui soit véritablement en phase avec les aspirations et les
besoins de la population gabonaise.
« Le
vrai sujet maintenant, c'est ce qu'ils ont indiqué (les militaires) Ils ont dit
qu'ils voulaient ouvrir une nouvelle page », a-t-il rappelé.
L’ex Premier
ministre pense que ce moment charnière doit être considéré comme une occasion
unique de réévaluer les priorités nationales, d'améliorer la gouvernance et de
favoriser la cohésion sociale, surtout dans un pays qui a connu des périodes de
turbulence et de crises significatives.
En effet, la volonté
d'engager des réformes profondes et durables est essentielle pour construire un
avenir prometteur pour le Gabon. Cependant, l'ancien Premier ministre relève
que, pour l'heure, les pratiques de gouvernance demeurent ancrées dans un
modèle ancien. Cela se manifeste notamment dans « la gestion des nominations aux postes clés de l'État, ainsi que
dans les choix effectués au sein des grandes entreprises, des forces de défense
et de sécurité, et du système judiciaire ». Ces éléments sont cruciaux
pour garantir une gouvernance efficace et transparente, capable de répondre aux
attentes des citoyens.
« Cette
page qu'on veut nouvelle est donc une page ancienne, c'est même une vieille
page. Si cette page nouvelle devait être ouverte après le procès qui vient
d'avoir lieu, ce procès n'a pas réglé des questions majeures. Ces questions
majeures, c'est notamment qu'est-ce qui a conduit à ceci », pense-t-il.
En évoquant les
affaires judiciaires de Sylvia et Noureddin Bongo ainsi que celle de la « Young
team », l'ancien Premier ministre souligne que les lourdes condamnations
prononcées, notamment lors de procès diffusés en direct à la télévision,
soulèvent des interrogations cruciales. Il s'interroge sur l'origine des sommes
considérables évoquées, en précisant que le trésor public comporte plusieurs
lignes budgétaires. Il questionne ainsi la provenance de cet argent : « était-il destiné à la santé, à
l'éducation, aux infrastructures routières ou à l'emploi ? ». Il
insiste sur la nécessité d'obtenir des réponses claires à ces questions.
Par
ailleurs, Bilie By Nze souligne que la gestion des fonds politiques par le
président de la République n'est pas une pratique récente et que le Gabon ne
constitue pas une exception à cette réalité. Néanmoins, il souligne la
pertinence de s'interroger sur la nécessité de poursuivre cette méthode. Il préconise
l'instauration d'un cadre réglementaire, d'une limitation ou d'un contrôle
rigoureux de ces ressources financières. Selon lui, le procès en cours n'a pas
fourni de réponses satisfaisantes à ces interrogations fondamentales. Mieux, il
affirme que tant que ces fonds ne sont pas soumis à des restrictions et à un
contrôle rigoureux, et que leur gestion est laissée à la discrétion de leur
détenteur, il devient difficile de qualifier certaines actions de vol ou de
détournement de fonds publics, surtout dans le contexte des ambitions de
développement du pays.
« Tant que ces fonds
politiques ne sont ni limités, ni encadrés, ni contrôlés, et que celui qui en
dispose peut les gérer comme il veut, confier à qui il veut, on ne peut pas
venir ensuite indiquer que c'est du vol, c'est de l'argent public, sachant où nous
voulons conduire notre pays »,
précise-t-il.
Autre
question fondamentale qu'évoque l'ex PM: le vivre ensemble. Il interroge le
rôle d'un procès pénal dans la restauration de la cohésion sociale et la
réinstauration de la confiance des Gabonais envers leurs dirigeants. À ce stade
critique de la crise, il estime qu'il est crucial que les Gabonais échangent
entre eux. Il précise qu'il ne prône pas un dialogue politique, mais plutôt une
nécessité de communication au sein de la population.
Pour
atteindre cet objectif, Alain Claude Bilie By Nze souligne l'importance
d'examiner l'histoire du Gabon au cours des trois à quatre dernières décennies.
Il pose la question cruciale : que s'est-il réellement passé durant cette
période ? Il met l'accent sur la nécessité de rendre justice, affirmant que si
des individus ont commis des fautes, il est impératif que des procès pénaux
soient organisés. Ces procédures doivent être menées de manière rigoureuse et
conforme aux normes juridiques établies. De plus, il insiste sur le fait que
des réparations sont essentielles pour favoriser une véritable réconciliation
au sein de la société gabonaise.
«Les
réparations, c'est indispensable, pour qu'il y ait une bonne réconciliation. Je parle de ces sujets, j'insiste.»,
Conclut-il.
A propos de cet Article
Catégorie : SOCIETE
En ligne depuis : 18/11/2025
Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME
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