« Tout Se Dire »: Bilie By Nze critique la stratégie de l'Etat sur les Impôts et les dettes
Description
LIBREVILLE, GABON-Intitulé dettes et impôts, comptant
pour sa revue quotidienne « Tout Se Dire », le cinquième podcast d’Alain
Claude Bilie By Nze, dénonce la stratégie mise en place par le gouvernement
gabonais pour attirer les investisseurs. Pour lui, les exonérations fiscales,
qui devaient faciliter l'arrivée des entreprises, ne produisent pas les effets
escomptés.
L'État gabonais s'est engagé à attirer des
investisseurs en améliorant le climat des affaires, condition sine qua non pour
toute entreprise souhaitant s'implanter au Gabon. Dans ce sens, l’ancien
Premier ministre indique les préalables.
« Les investisseurs attendent des infrastructures
adéquates, un capital humain qualifié, des financements accessibles et la
possibilité de rapatrier une partie de leurs bénéfices. Cependant, malgré ces
engagements, beaucoup d'entreprises expriment des doutes quant à la viabilité
de leur activité dans le pays », rappelle-t-il.
Le Président d’Ensemble Pour le Gabon (EPG),
explique qu’il « est essentiel de considérer la question des exonérations »
parmi les divers dispositifs en place. Actuellement, si l'État observe que ces
exonérations n'ont pas eu l'impact escompté, il est de sa responsabilité
d'effectuer une analyse approfondie et objective. Cela implique de faire le
bilan des attentes placées sur les entreprises par rapport aux résultats
effectivement obtenus, afin d'identifier les écarts existants. Comprendre la
nature de ces écarts est crucial, car cela permettra de déterminer les raisons
pour lesquelles ils n'ont pas été comblés et d'envisager des mesures
correctives appropriées.
Bilie By Nze exprime son incompréhension face à
la décision de l'État de mettre fin aux exonérations fiscales tout en
continuant à en accorder à certaines entreprises, notamment celles engagées
dans des projets de construction à Libreville, comme la réalisation de tours.
Il souligne que ces entreprises bénéficient d'exonérations spécifiques, leur
permettant d'importer des matériaux, tels que le ciment, sans avoir à
s'acquitter des droits de douane, en particulier sur les carreaux. Selon lui,
cette situation crée une iniquité, car il n'est pas juste que certaines
entreprises profitent de telles mesures alors que d'autres n'en bénéficient
pas, ce qui soulève des questions sur l'équité et la transparence des
politiques fiscales en vigueur.
« Tout le monde sait que ces entreprises
bénéficient d'exonérations sous-cap. Ne payent pas la douane, notamment sur les
carreaux, lorsque elles importent du ciment, ne payent pas. Mais ce n'est pas
juste de procéder ainsi », affirme-t-il.
La deuxième observation faite par Bilie By Nze
concerne la décision de l'État de cesser de régler les créances des instances
du trésor. Il est important de rappeler que ces instances ont déjà été soumises
à plusieurs audits. Sous la présidence d'Ali Bongo, deux ou trois audits ont
été réalisés, et depuis l'arrivée des militaires au pouvoir, d'autres audits
ont également eu lieu. Ces vérifications auraient dû permettre de clarifier la
situation financière, d'identifier la véritable dette et de procéder à son
règlement, plutôt que de l'annuler. Selon lui, l'annulation de cette dette
entraînerait des conséquences néfastes pour l'économie.
En effet, Bilie By Nze souligne que si les
dettes sont annulées, les entreprises seront contraintes de procéder à des
licenciements économiques, car elles ne disposeront plus des fonds nécessaires
pour poursuivre leurs activités.
« Lorsqu'on l'annule, il y aura des
conséquences. Les entreprises vont demain procéder à des licenciements économiques
parce qu’elles non plus, les fonds suffisants pour continuer à fonctionner. Elles
vont ensuite, lorsqu'elles ne pourront plus, mettre la clé sous le paillasson. Mais
donc le chômage va grandir, les entreprises vont mourir et comment est-ce qu'on
va parler ensuite des dynamismes d'une économie, lorsque les choses se passent
ainsi », s’interroge-t-il.
Enfin, il est crucial de noter que si l'État
choisit de ne pas honorer ses dettes envers les entreprises, il ne peut pas non
plus exiger de celles-ci qu'elles s'acquittent de leurs impôts et taxes. Cela
serait illogique. L'État doit d'abord s'acquitter de ses obligations
financières pour permettre aux entreprises de recevoir les paiements dus, afin
qu'elles puissent ensuite s'acquitter de leurs propres obligations fiscales.
Bilie By Nze rappelle que l'État doit une somme
considérable en TVA, se chiffrant en dizaines de milliards de francs CFA,
notamment dans des secteurs comme le BTP et la filière forêt-bois. Dans ces
conditions, il est légitime de se demander comment relancer l'économie.
« C'est l'État en amont qui doit pouvoir
payer pour que les entreprises, ayant reçu leur paiement, s'acquittent à l'autour
de leurs impôts. L'État doit la TVA. Ça se chiffre à des dizaines de milliards
de francs CFA. », Rappelle-t-il.
Dès lors, une collaboration transparente entre l'État et le secteur privé est essentielle pour rétablir la confiance et relancer l'économie. C'est la seule voie pour sortir de cette impasse. Les enjeux sont clairs : préserver les emplois, relancer l'économie et instaurer une réelle dynamique de développement durable.
A propos de cet Article
Catégorie : POLITIQUE
En ligne depuis : 17/10/2025
Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME
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