Validation de la suspension des réseaux sociaux par la Cour d'appel : EPG dénonce une "dérive institutionnelle"
Description
Libreville, le 20 mai
2026 –Ensemble Pour le Gabon (EPG) a vivement réagi ce jeudi à la récente
décision de la Cour d'appel de Libreville concernant la suspension des réseaux
sociaux dans le pays. Dans un communiqué officiel, la formation politique
dénonce une décision qui, selon elle, entérine un précédent « particulièrement
grave pour les libertés publiques et l'État de droit ».
L'affaire remonte au
bras de fer judiciaire opposant EPG à la Haute Autorité de la Communication
(HAC) suite à la coupure des réseaux sociaux. Le 20 mai 2026, la Cour d'appel
de Libreville a confirmé l'ordonnance du Tribunal de première instance, qui
s'était déclaré incompétent pour juger l'action de l'autorité de régulation.
Une menace pour la
liberté d'expression et la séparation des pouvoirs
Pour Ensemble Pour le
Gabon, cette validation judiciaire de l'acte administratif constitue une ligne
rouge franchie. Le parti souligne qu'en permettant à une autorité
administrative de suspendre l'accès aux réseaux sociaux par une simple décision
unilatérale et sans contrôle effectif du juge, la Cour d'appel consacre une «
dérive inquiétante de notre ordre institutionnel ».
Le communiqué rappelle
que la liberté d'expression n'est pas une « concession administrative » mais
l'un des fondements essentiels de tout État démocratique. EPG s'inquiète d'une
tendance où la justice gabonaise, censée être le rempart des libertés, donne le
sentiment d'être « alignée sur les intérêts et les orientations du pouvoir
exécutif ». Le parti déplore un renoncement progressif du pouvoir judiciaire à
son indépendance, estimant que c'est « l'ensemble du pacte démocratique qui
vacille ».
Face à ce qu'il
qualifie de restriction grave des libertés fondamentales, le parti ne compte
pas baisser les bras. Le Bureau Exécutif de l'EPG a annoncé son intention
d'épuiser toutes les voies de recours encore disponibles, notamment en se
pourvoyant en cassation afin de contester cette décision.
Réaffirmant sa
détermination, Ensemble Pour le Gabon promet de poursuivre son combat par «
tous les moyens légaux, démocratiques et pacifiques ». Le parti s'engage à
défendre sans relâche l'État de droit, la séparation des pouvoirs, les libertés
fondamentales et la restauration d'une justice véritablement indépendante et
protectrice des citoyens.
« Aucune intimidation
institutionnelle, aucune instrumentalisation administrative, aucune décision
politique déguisée en décision de justice ne fera taire l'aspiration des
Gabonais à la liberté et à la démocratie », conclut le communiqué.
Cette affaire relance
le débat crucial sur la régulation d'internet au Gabon et la protection des
droits numériques face aux prérogatives des autorités administratives.
A propos de cet Article
Catégorie : SOCIETE
En ligne depuis : 20/05/2026
Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME
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