Détention « arbitraire » de Bilie-By-Nze : EPG porte l'affaire à l'international
Description
Libreville,
le 20 mai 2026 –Le parti politique Ensemble Pour le Gabon (EPG), a tenu une
conférence de presse ce 20 mai pour alerter l'opinion nationale et
internationale sur ce qu'il qualifie de « dérives autoritaires » et de « procès
politique déguisé » concernant la détention de son président, l'ancien Premier
ministre et figure de l'opposition, Alain-Claude Bilie-By-Nze.
Arrêté le 15
avril 2026 pour des faits présumés d'escroquerie et d'abus de confiance liés à
une dette de 5 millions de francs CFA datant de 2008, Alain-Claude Bilie-By-Nze
voit sa détention provisoire prolongée. La chambre d'accusation a en effet
rejeté les appels introduits par la défense, tant sur le mandat de dépôt que
sur la demande de mise en liberté provisoire.
EPG dénonce
de nombreuses irrégularités procédurales et des violations répétées des droits
de la défense. Le parti s'inquiète particulièrement des conditions de
notification de cette décision. Initialement prévue au tribunal de Libreville,
elle a finalement eu lieu à la prison centrale, sans que les motivations du
juge ne soient transmises à l'accusé.
« Cette
décision ne fait que renforcer les inquiétudes grandissantes sur l'état réel de
l'indépendance de la justice gabonaise », souligne le communiqué d’EPG.
Si les
autorités gabonaises présentent cette affaire comme un simple litige privé, EPG
y voit une manœuvre politique visant à faire taire une voix critique majeure du
pouvoir en place. Le parti rappelle l'implication des services de renseignement
lors de l'arrestation et dénonce une « célérité sélective » de la justice.
Alain-Claude
Bilie-By-Nze s'était en effet récemment opposé à plusieurs mesures du
gouvernement dirigé par Brice Clotaire Oligui Nguema, notamment la suspension
des réseaux sociaux et la réforme du code de la nationalité.
Face à cette
situation, EPG a décidé de passer à la vitesse supérieure en engageant un
cabinet d'avocats internationaux. L'objectif est de porter l'affaire devant les
instances régionales et internationales pour faire établir les violations des
droits fondamentaux et répondre au narratif officiel.
La diaspora
gabonaise se mobilise également. Plusieurs actions sont prévues dans les semaines
à venir. Le 23 mai 2026, une marche de protestation se déroulera à Paris,
reliant le Trocadéro à l'ambassade du Gabon. Par la suite, le 29 mai 2026, un
sit-in est programmé devant le siège des Nations Unies. Enfin, le 6 juin 2026,
une conférence-débat se tiendra à Rennes, abordant la situation politique
actuelle au Gabon.
Pour le parti
politique Ensemble Pour le Gabon (EPG), le combat dépasse désormais le seul cas
de son président. C'est la crédibilité de la justice et l'avenir démocratique
du Gabon qui sont en jeu. Le parti affirme sa détermination à poursuivre la
lutte « avec responsabilité, détermination et sang-froid ».
A propos de cet Article
Catégorie : SOCIETE
En ligne depuis : 20/05/2026
Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME
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