Réaménagement du Gouvernement et rentrée solennelle de l'Assemblée Nationale : EPG dénonce « les violations constitutionnelles ».
Description
LIBREVILLE, Gabon-Ensemble Pour le Gabon (EPG) a
exprimé, dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux samedi, son
indignation face à ce qu'il considère comme une « violation des
dispositions constitutionnelles » concernant le réaménagement du Gouvernement et
l'ouverture solennelle de l'Assemblée Nationale.
En effet, le 14 novembre 2025, un communiqué
émanant de la Présidence de la République a annoncé un remaniement ministériel,
où plusieurs ministres ont été désignés pour assurer l'intérim de ceux qui ont
démissionné suite aux élections des différentes chambres parlementaires.
Pour la formation politique Présidée par Alain
Claude Bilie By Nze, cette situation soulève des interrogations quant à la
conformité de ces décisions avec les normes constitutionnelles en vigueur.
« La notion d'intérim sous-entend
l'empêchement temporaire du dépositaire de la fonction; Or, l'article 73 de la
Constitution dispose que les fonctions de membre du Gouvernement sont
incompatibles avec l'exercice d'un mandat parlementaire. En conséquence tout
Ministre démissionnaire devrait être remplacé immédiatement ».
Quant à la session inaugurale de l'Assemblée
Nationale en vue de l'élection du bureau qui aura lieu le 17 novembre 2025, le
Secrétaire Général de ladite institution a informé les députés qu'elle aura
lieu à huis clos, « en contradiction avec la constitution en article 88
énonçant que les séances sont publiques », rappelle EPG.
Le communiqué signé d’Aimé MAPANGOU, le Secrétaire
Général Adjoint du Parti politique Ensemble Pour le Gabon, rappelle que « la
constitution ne saurait être d'application aléatoire ou adaptable au gré des
intérêts du moment ». Par conséquent, « EPG appelle d'une part, à la
démission effective des ministres élus au parlement sans intérim aucun et,
d'autre part, à rendre publique la première séance de la nouvelle législature
conformément à la constitution ».
Le choix du régime présidentiel librement
consenti par les populations comprend des exigences qui s'imposent à tous, et
d'abord aux gouvernants.
Le parti met en avant que l'instauration d'un
système présidentiel, qui est le résultat d'un choix librement exprimé par les
citoyens, entraîne des responsabilités qui s'étendent à l'ensemble des acteurs
politiques, et plus particulièrement aux dirigeants. Ces obligations ne se
limitent pas seulement à la mise en œuvre des politiques publiques, mais
englobent également un devoir de transparence, d'intégrité et de respect des
valeurs démocratiques. En effet, les dirigeants doivent non seulement être des
représentants des volontés populaires, mais aussi des modèles de conduite,
garantissant ainsi que les principes de la démocratie soient respectés et que
la confiance du peuple envers ses institutions soit maintenue.
A propos de cet Article
Catégorie : POLITIQUE
En ligne depuis : 15/11/2025
Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME
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